Activité Gestion des Risques et Désastres (GRD)

Cette année le Foyer a mis au point, en collaboration avec Terre des Hommes TDH, une série d’activité sur la Gestion des Risques et Désastres (GRD). Au programme plusieurs séances de formation destinés aux enfants et au personnel pour les sensibilisés sur la question.

Pour sensibiliser tous les riverains de la zone de Rivière Froide, une grande journée de sensibilisation a été organisée le 5 juin 2015, à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Environnement, sous le thème « Mwen renmen  tè a ».

Près d’un millier de personnes  ont participé à cette  activité d’échanges, de discussions et d’informations sur la protection de l’environnement et la gestion des risques et désastres. Le Foyer Maurice Sixto veut adresser ses plus vifs remerciements à Terre des Hommes de Genève d’avoir fait choix de l’établissement pour accueillir un si grand évènement.

 

                                          

 

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Concours Prince/Princesse 2015

Depuis trois ans le Foyer Maurice Sixto organise un concours Prince/Princesse avec les enfants de la 4ème, 5ème et 6ème. Cette activité vise essentiellement à rehausser l’estime de soi des enfants et à stimuler leur goût à l’apprentissage. Cette année le concours a débuté en avril avec un effectif de 34 enfants dont 23 filles et 11 Garçons. Contrairement aux années écoulées, une  princesse, une dauphine et un dauphin ont été couronnés.

En cette occasion une grande fête animée par les talentueux Jeunes de l’école de Talent a été organisée en présence du PDG Rév. Père Miguel Jean Baptiste et de tout le personnel. Le Foyer présente ses félicitations  à Mlle Lindor Sherlinda gagnante du concours, et à Mlle Dérilus Olande, Mr. Alcide Luckenson les deux suivants.

      

Mlle Lindor Sherlinda                    Mlle Dérilus Olande                Mr. Alcide Luckenson

                                                                  Les trois finalistes

 

 

 

 

 

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Le drame des enfants domestiques d’Haïti

ENTRAIDE•Le Père Miguel Jean-Baptiste, fondateur d’un foyer à Port-au-Prince,se bat depuis plus de 25 ans pour améliorer les terribles conditions de vie des enfants «restaveks». Il sera de passage ce dimanche à Fribourg.

PASCAL FLEURY                                                                                                                                                                                                  On les surnomme en créole les «restaveks», c’est-à-dire «ceux qui restent avec». Les enfants domestiques seraient 300000 en Haïti. Placés dans des familles d’accueil, ils sont souvent exploités, humiliés, interdits d’école. Ils doivent accomplir les plus basses besognes et subir les pires violences. Depuis plus de 25 ans, le Père Miguel Jean-Baptiste vient à leur secours, leur offrant une formation dans son Foyer Maurice Sixto, entièrement reconstruit après le tremblement de terre de 2010. Le prêtre dynamique, qui avait étudié en Suisse, sera de passage dimanche à Fribourg à l’occasion de la sortie de son livre «Moi, le père des sans-famille» 1, à l’invitation de l’Association des amis d’Haïti. Témoignage.

Qu’est-ce qui vous a amené à vous soucier des «restaveks» en Haïti?                                                                                                                                                                                              Père Miguel: Durant mon enfance en Haïti, j’avais moi-même été placé dans un presbytère éloigné de ma famille, une séparation qui m’avait pesé, même si j’avais de temps en temps la visite de mes proches. Cette expérience d’éloignement m’a permis de comprendre la déchirure que vivent les enfants domestiques, arrachés à leurs parents et à leur milieu familial. Le déclic est venu en entendant Maurice Sixto à la radio. Le grand conteur et humoriste haïtien racontait l’histoire d’une petite fille qui devait              travailler, du lever au coucher du soleil, dans une famille aisée. Une exploitation qui est courante en Haïti, mais dont on n’a pas conscience. Son récit m’a bouleversé.

 

 

Vous avez alors fondé, en 1989, un foyer à Port-au-Prince pour secourir ces enfants  domestiques?                                                                                                                                                       Oui, je l’ai nommé Foyer Maurice Sixto, en souvenir du célèbre conteur qui savait si bien dépeindre la réalité des pauvres gens. En Haïti, plusieurs centaines de milliers d’enfants connaissent une situation de «restaveks», vivant dans des conditions infrahumaines. Notre foyer a été créé pour aider ces enfants délaissés par notre société. Et pour lutter, avec eux, contre l’exploitation, l’avilissement moral et la maltraitance dont ils sont victimes au quotidien dans l’indifférence quasi générale. Les enfants sont l’avenir du pays.C’est pourquoi j’ai choisi de lutter à leur côté.

Alors que l’esclavage a été officiellement aboli en 1804 en Haïti, comment expliquez-vous que pareilles séquelles subsistent encore deux siècles plus tard?                                                                                                                                        Sortir de l’esclavage, en Haïti, n’a pas signifié rompre avec notre longue habitude esclavagiste. Haïtiens, nous sommes tous descendants de familles d’esclaves. Le fléau nous a poursuivis sur notre terre de liberté. Un travail de libération aurait dû être mis en place après l’indépendance de 1804. Mais cela n’a jamais été fait, en raison d’incessantes luttes intestines. Aujourd’hui encore, nous vivons dans une société où les plus forts dominent les plus faibles, comme dans la jungle. Jusqu’à présent, le pays n’a pas pris le temps de réfléchir au problème, d’en prendre vraiment conscience, de nommer clairement les séquelles de l’esclavage.

Cette domesticité juvénile reste-t-elle tolérée par la loi en Haïti?                                                                                                                                        Jusqu’à présent,au niveau légal,Haïti a peu mis l’accent sur les enfants. Les autorités ont d’autres priorités, comme la lutte pour le pouvoir ou la situation économique. Il n’existe pas de lois spécifiques en faveur de la jeunesse défavorisée, que ce soit les enfants des rues, les enfants pauvres ou les «restaveks». Au contraire, les précédents gouvernements ont plutôt nié le problème. Aujourd’hui, toutefois, plusieurs associations travaillent à l’élaboration de lois pour réglementer ce phénomène. Des projets ont été déposés à la Chambre des députés. Le dossier avance.

«Le fléau de l’esclavage nous poursuit sur notre terre de liberté»                                                                                                                    PÈRE MIGUEL JEAN-BAPTISTE

Comment faire évoluer les mentalités concernant les «restaveks»?                                                                                                                                      En conscientisant la société au problème, en l’interpellant! Grâce à notre Foyer Maurice Sixto et à d’autres fondations, le message commence à passer. Dans notre foyer, nous rencontrons les familles d’accueil une fois par mois pour les sensibiliser au respect de l’enfant. Lorsqu’un enfant a des problèmes,nous intervenons aussi auprès de sa famille biologique.Nous avons ouvert trois «antennes» dans le pays, qui font le même travail de sensibilisation. Et nous avons mis surpied,dans le cadre du foyer, une Ecole de talents, axée sur la danse, le théâtre, la musique et le football. Ses spectacles, dont les concerts de notre très belle fanfare d’enfants, sont autant de moyens pour interpeller les gens. Nous informons bien sûr aussi au travers des médias. Nous aimerions pouvoir ouvrir d’autres foyers avec l’aide de l’Eglise et des institutions.

Votre foyer peut accueillir de nombreux jeunes. D’où viennent les fonds? Depuis sa fondation, le foyer a toujours pu compter sur l’aide fidèle de Terre des hommes, à Genève. Actuellement, Terre des hommes de France finance quelques activités de sensibilisation et le Secours Catholique Caritas France assume partiellement le fonctionnement du centre. Nous bénéficions aussi de soutiens ponctuels de l’Unicef et d’autres donateurs. A la suite du tremblement de terre de 2010, nous avons pu construire, grâce à des fonds de plusieurs ONG partenaires, un «campus» plus spacieux, qui nous permet désormais d’accueillir également des enfants en difficulté du quartier, en plus des «restaveks». Inauguré le 7 septembre dernier, ce nouveau foyer, d’un budget de 1,6 million de dollars, comprend une école pour 400 enfants et une structure de formation professionnelle pour 150 jeunes. Son fonctionnement est estimé à 250000 dollars par an. A noter que notre foyer n’a rien vu des milliards d’aide étatique internationale promis après le séisme…

Vous avez étudié pendant trois ans à Fribourg,avant d’être ordonné prêtre en 1984 en Haïti. Que vous a apporté ce séjour en Suisse pour votre combat? Une ouverture au monde! J’ai pris conscience que la misère ne concerne pas qu’Haïti, et qu’elle peut revêtir d’autres formes qu’économique ou sociale. Cela m’a ouvert l’esprit et le cœur. Quand je pense aux enfants d’Haïti, aujourd’hui, je pense aussi aux enfants de Suisse, de Syrie ou d’Afghanistan. A Fribourg, j’ai pu rencontrer des gens de tous horizons,de l’Université comme de la rue. Avec l’abbé Claude Ducarroz, nous avons d’ailleurs initié un lieu d’accueil, le centre Au Carrefour,dont j’ai été le premier responsable. J’ai pu y expérimenter toute la misère humaine que peuvent vivre les jeunes, même en Suisse.I 1 «Moi,le père des sans-famille Mon combat pour les enfants d’Haïti»,Père Miguel Jean- Baptiste,Editions Flammarion,2015. > Une rencontre avec le Père Miguel est proposée ce dimanche 1er mars,dès 17h à la paroisse du Christ-Roi, à Fribourg. Renseignements:www.amishaiti.ch

LA SOUFFRANCE DES «RESTAVEKS»

Esclaves des temps modernes,les enfants domestiques en Haïti sont en proie à des «humiliations constantes», raconte le Père Miguel Jean-Baptiste. Lors des repas,explique-t-il,les «restaveks» ne mangent pas à table avec la famille et doivent se contenter des restes.Ils dorment sur une natte dans le couloir ou la cuisine,sans chambre ni espace pour eux. Ils portent des vêtements usagés, marchent pieds nus, n’ont pas le droit de jouer avec les autres enfants, ni de regarder la télévision. Astreints aux tâches les plus ingrates,ils sont souvent les premiers levés et les derniers couchés,doivent nettoyer le logement et les sanitaires, chercher l’eau, faire la lessive à la main et conduire les enfants de la famille à l’école,alors qu’ils sont eux-mêmes souvent privés du droit à l’éducation. A la moindre faute,ils sont battus ou injuriés. Les abus sexuels sont fréquents,en particulier chez les filles, surnommées «la pousa», c’est-à-dire «là pour cela». Un quart des filles de 14 ans en ont été victimes.

Issus souvent de familles pauvres de la campagne, parfois enfants naturels ou orphelins,les «restaveks» trouvent rarement des conditions de vie clémentes dans leurs familles d’accueil. Les adoptions sont rares. La plupart subissent de sévères traumatismes psychologiques.Une fois adultes,les filles restent bonnes à tout faire,tandis que les garçons, chassés de la maison, se retrouvent dans la rue et tombent souvent dans la délinquance. PFY

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