Maxime Azarin, né pour réussir !

Maxime Azarin est né à  chancerelles. Il a passé les cinq premières années de sa vie à St Michel de Latalay où sa mère, Sylvanie Metellus, l’a emmené pour trouver de l’aide puisque M. Ramin Azarin, père de Maxime, ne voulait pas l’aider.

Vers 6 ans, ne voulant pas laisser son fils à la campagne, Sylvanie, le ramène à Port-au-Prince chez sa tante en espérant avoir de meilleures conditions de vie. Elle l’emmena alors à Cité Soleil pour le présenter à son père. Ce dernier fut si content de revoir son fils qu’il décida de le garder avec lui. Mais le calvaire de Maxime allait dès lors commencer. Il allait goûter à la maltraitance, à la famine et à la corvée.

Informée de la situation, sa mère l’a repris pour le ramener chez sa tante à Carrefour, puis à St Michel de Lattalay. Là bas, Maxime allait commencer à apprendre ses premières lettres. On découvre alors un jeune homme pétillant d’intelligence aux dires de son institutrice. Entre temps sa mère mettait au monde 4 autres enfants avant de mourir en 1996. Maxime avait alors 12 ans.

Un an plus tard, sa grand-mère le renvoie chez sa tante à Carrefour. Son allure vive et ses yeux brillants allaient attirer l’attention de sa cousine qui le trouve intelligent et décide de payer ses frais de scolarité. Mais comme elle ne travaillait pas et qu’elle aussi était à l’école, elle n’a pu payer qu’une seule année. C’est ainsi que Maxime fut brutalement stoppé dans sa course au succès.

Tandis que tout semblait perdu, ils ont été informés de l’existence à Carrefour d’un foyer qui accueille et prend soin des enfants sans soutien familial. Ils se sont donc présentés au Foyer Maurice Sixto. En arrivant, Maxime fut accueilli par Manmie Georges, la maman du Foyer, qui fut séduite au premier contact par le jeune homme. Depuis lors, Maxime est à la charge du Foyer qui lui offre, en plus de payer ses frais de scolarité et de subsistance, le réconfort et l’amour qu’il mérite.

Que ce soit à l’Institution Mixte Jacot bleu où il a fait ses études primaires, ou au Collège Mixte Sorbonne où il a fait ses études secondaires, son parcours scolaire est jalonné de succès. Son nom est toujours affiché aux tableaux d’honneur comme lauréat de son école même pour les examens d’État (CEP, 9ème AF).

Cependant, après tant de succès, un nuage allait planer sur sa vie. Car le foyer n’avait pas les moyens de l’envoyer à l’université. Mais sa soif d’apprendre et son intelligence allaient heureusement attirer l’attention de  Doris, la co-présidente de Terre des Hommes Suisse, lors d’une visite en Haïti, cette dernière promit de l’aider. Ainsi, dès l’année suivante Maxime sera inscrit à l’école professionnelle St Trinité pour apprendre l’ébénisterie.

Maxime n’est pas au bout de sa peine. Car, lors du séisme du 12 janvier 2010 son école a été détruite et relocalisée à Croix-des-bouquets à environ 30 km de Carrefour, ce qui l’oblige à se rendre à Santo (en Plaine) chez sa petite sœur afin de poursuivre ses cours.

Le 2 septembre 2012, lors de sa graduation, c’est avec beaucoup de satisfaction et des larmes de joie que Maxime, le chef de l’atelier d’ébénisterie du Foyer, recevait les félicitations des professeurs et responsables de l’institution. Encore une fois il était le lauréat de sa promotion. Depuis, il continue de travailler à l’atelier d’ébénisterie du Foyer, en confectionnant de jolis tableaux, et des bancs confortables pour les enfants. Maxime possède d’autres cordes à son arc, il est informaticien, photographe et tambourineur. Son rêve le plus cher est de devenir ingénieur.

Voilà un exemple concret qui montre comment le Foyer Maurice Sixto peut faire la différence dans la vie d’un jeune.

 Du succès Maxime !!!

 

 

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